Blog de la section PCF de Choisy-le-Roi
Le projet gouvernemental de suppression de la taxe professionnelle va, à terme, faire supporter aux seuls ménages le coût de l’investissement public local. C’est un cadeau supplémentaire concédé aux entreprises, les exonérant ainsi de toute tout engagement financier dans la vie locale.
A Choisy, lataxe professionnelle représente7millionsd’euros, 26%desproduits fiscaux de notre commune (soit le coût de construction et de fonctionnement d’une école maternelle).
On nous promet la compensation. Hélas les exemples sont légions des transferts de compétence de l’État en direction desCollectivités locales, de moins en moins compensés financièrement au fil des années. La commune devrat-elle augmenter les impôts locaux de près de 37% pour compenser ce manque de recette ?
Qu’on ne vienne pas nous dire que la suppression de la taxe professionnelle va relancer la compétitivité des entreprises françaises. En 2008, elles ont réalisé 227milliards d’euros de bénéfices. Lutter contre les délocalisations et la désindustrialisation passe par l’investissement et non par la spéculation.
Le système bancaire et la grande distribution ne représentent qu’un tiers des rentrées fiscales alors qu’ils produisent les deux tiers de la valeur ajoutée. Ce sont 5000 milliards d’euros qui sont ainsi gelés dans le système financier et n’ont d’autre vocation que de rapporter 2 à 3% de dividendes supplémentaires aux actionnaires.
Pour refonder le financement des collectivités locales, dans l’intérêt du bien commun, L’Association Nationale des Élus Communistes et Républicains réclame que ces actifs financiers soient taxés sur la base de 0,5%, générant ainsi 25 milliards de rentrées fiscales supplémentaires. Pour notre ville, cela représenterait environ 5 millions d’euros supplémentaires.
Elle préconise de refonder le financement des collectivités locales par la constitution d’un grand pôle public financier, prenant appui sur les établissements financiers actuellement investis de missions publiques, ou qui pourraient l’être à nouveau (la Caisse des Dépôts, la Banque Postale, la Caisse Nationale de Prévoyance, Oséo) Renforcé par le rachat des établissements en difficultés, ce pôle financier public viserait, sous le contrôle des élus, des salariés, des épargnants, à développer des crédits à long terme pour les investissements, notamment ceux des collectivités publiques.