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Choisy-le-Roi |
Article à paraître dans "La Marseillaise", journal
de la section PCF de Choisy
La multiplication, l’ampleur et l’aiguisement des conflits sociaux dessinent
dans tout le pays une grande colère. L’injustice fondamentale du capitalisme est redevenue plus visible et, en contre feu, D .De Villepin agite comme un leurre l’éventualité d’une révolution
prochaine, (cadeau devenu à la mode à la gauche dite extrême).
Mais le mouvement social souffre du manque d’alternative politique de gauche au sarkozysme. L’urgence est donc de développer une vraie perspective de transformation sociale, porteuse de justice et de solidarité, elle ne sera crédible que portée par une dynamique unitaire. Qui s’y emploie aujourd’hui ? La stratégie du Front de gauche, initiée par le PCF rejoint par le PG, œuvre dans ce sens. Et c’est un grand bonheur que la gauche unitaire du NPA ait rejoint ce Front, regrettant, comme l’indique son responsable Christian Piquet « le choix boutiquier » de la majorité conduite par Olivier Besancenot.
A Choisy, le NPA semble décidé à réserver ses coups au maire communiste (au moment où la droite harcèle celui – ci ….). Ce parti poursuit - sans franc succès il est vrai - une campagne sur l’eau qui, loin de confronter clairement les divergences, accumule les sous entendus fallacieux voire les calomnies. Chacun sait en effet que les élus communistes ont voté contre la « régie intéressée » voulue par la droite.
Dans une stratégie d’agitation des colères sans perspective, la critique des élus - un brin populiste - signifie le refus de construire ensemble la perspective de transformation sociale. Les élus ont le courage de s’atteler à améliorer au quotidien la vie des plus démunis, dans les conditions réelles d’exercice des mandats locaux, nationaux ou européens.
Nous découvrons avec stupeur cet article (Colères, Elections, Unité) et nous sommes dans l’obligation d’y répondre. Il est de notre responsabilité de ramener le débat qui nous anime sur un terrain strictement politique.
Vous parlez, concernant le NPA, d’un parti qui « poursuit - sans franc succès il est vrai - une campagne sur l’eau qui, loin de confronter clairement les divergences, accumule les sous entendus fallacieux voire les calomnies » s’inscrivant « dans une stratégie d’agitation des colères sans perspective, la critique des élus - un brin populiste – [signifiant] le refus de construire ensemble la perspective de transformation sociale ».
Sur la forme, de tels propos sont problématiques. En effet, l’ensemble de nos prises de position sur la question de l’eau comme sur toutes les autres est publique. Dès lors que vous nous accusez de porter des attaques personnelles à l’endroit de M. le Maire, de sous-entendus fallacieux ou de calomnies, vous êtes dans l’obligation d’en apporter les preuves. Politiquement, c’est un exercice très dangereux confinant à la diffamation que de proférer publiquement ces accusations sans aucun fondement.
En l’absence de toute disposition à débattre sur le fond, nous serions tentés de penser qu’une telle attitude traduit un sectarisme débridé, déjà perceptible au quotidien par certains ragots pathétiques, des quolibets atterrants et des affiches du NPA frénétiquement arrachées.
Nous préférons nous en tenir au débat politique fraternel, le seul qui vaille dès lors que l’on s’inscrit dans une perspective de convergences pour l’émancipation sociale.
Le PCF de Choisy le Roi oppose à notre campagne pour un retour à une gestion municipale de l’eau la seule bataille pour la nationalisation des entreprises privées auxquelles la gestion de l’eau a été déléguée. La lutte pour la nationalisation est juste et nous y souscrivons totalement, mais nous pensons que c’est commettre une erreur que d’opposer deux objectifs nécessairement convergents : le retour en régie publique et la nationalisation se renforcent, le premier préparant matériellement et politiquement le second. De plus les conditions politiques d’une municipalisation existent déjà , ce qui n’est pas le cas pour la nationalisation des grands groupes. En effet le retour en régie peut être réalisé assez rapidement, il suffirait pour ce faire que les élus de gauche le décident et dénoncent les accords passés avec Véolia. Rien ne saurait s’y opposer d’un point de vue des compétences techniques. La décision de créer, par exemple, une régie à personnalité morale et à autonomie financière permettraient d’intégrer l’ensemble des compétences et des personnels actuellement sous la responsabilité des entreprises privées.
Cette orientation est aussi celle de nombreux maires et d’élus du PCF. Les accusez-vous de sectarisme et de populisme ? Le prix exorbitant de l’eau imposé aux Choisyens, au seul bénéfice des actionnaires de Véolia, ne constitue-t-il pas un véritable scandale ?
Laissons les Choisyens libres de prendre toute la mesure de cette question et de juger de la pertinence de cette campagne initiée par la liste Choisy Solidaire dès les élections municipales et étendue aujourd’hui à d’autres organisations.
Chers camarades, nous refusons de voir le mur du sectarisme se dresser entre nos organisations. Face à une droite de combat et à un patronat arrogant qui n’ont de cesse de nous faire payer leur crise, il est plus que nécessaire d’affirmer nos exigences de transformation radicale de la société, dans les luttes et dans les élections, mais aussi en toute indépendance du social-libéralisme incarné par le PS.
Avec nos amitiés militantes, le comité NPA.
Le PCF qui le premier a fait la proposition du Front de Gauche ou le NPA qui l'a refusé ? Faut-il ici reparler du congrès fondateur du NPA et de la place qui fut faite aux membres de la tendance Unir de la LCR, en désaccord avec les orientations d'Olivier Besancenot ?
Et qui, en plein milieu d'élections européennes trouve le moment opportun pour fonder un "comité pour une gestion publique de l'eau" (belle idée au demeurant) dont toutes les expressions sont des attaques directes comme les élus communistes de la ville.
Mais cela ne date pas d'hier... La campagne de feu la LCR aux élections municipales de 2007 était déjà entièrement dirrigée contre la gestion de la ville (et déjà la question de l'eau) par la mairie communiste.
Et encore une fois, les élus communistes au SEDIF, dont Daniel Davisse, maire de Choisy-le-Roi ont voté CONTRE la Régie Interressée voulue par la droite.